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EXPERTISE SOLAIRE |
Exemple de
brise-soleil
optimisé pour permettre l'ensoleillement
hivernal et la
protection
solaire estivale à l'intérieur d'une habitation
Si l'atmosphère est le poumon de notre écosystème, le soleil en est son cœur.
Dans l'architecture contemporaine, trop de
brise-soleil sont inadaptés au
confort thermique, lumineux et visuel des usagers. Le constat est
similaire
pour l'orientation, l'inclinaison et le dimensionnement des baies
vitrées.
A
celles et ceux qui pensent que l'énergie solaire n'est pas
adaptée
au chauffage solaire sous nos latitudes, sachez qu'une autonomie
solaire,
même de seulement 50 %, sur une facture de chauffage de 2000
euros
est plus intéressante qu'une autonomie, même de 90 %, sur
une
facture d'eau chaude sanitaire seule de 200 euros !
Préférez donc
directement l'installation d'un chauffage solaire combiné (CSC)
plutôt
qu'un simple chauffe-eau solaire individuel (Cesi).
Sachez que la France reçoit 700000 milliards
de kWh/an d'énergie
solaire potentielle (sans pouvoir évidemment en apprivoiser la
totalité),
soit l'équivalent de la production annuelle de 100000
réacteurs nucléaires*.
Le soleil est au cœur des préoccupations
architecturales de l'atelier ARKITEKTO.

Calculez
l'évolution de la hauteur et de
l'azimut du soleil durant l'année à partir du diagramme
solaire (en orange : trajectoires apparentes du soleil correspondant
à votre latitude).
Exemple
ci-dessus, latitude 47 ° Nord, le 21 décembre à 15 h
(solaires) : l'azimut du soleil est d'environ 40 ° (rayon en noir)
et la
hauteur du soleil est d'environ 10 ° (cercle en noir).
Remarque : les 21 mars et 21 septembre (équinoxes, trajectoire
en bleu) le soleil se lève à 6 h à l'Est et se
couche à 18 h
à l'Ouest, quelle que soit la latitude.
Sources : *[E. Mazria, Le guide
de la maison solaire,
2005]
Thème 2.1
L'énergie solaire thermique et photovoltaïque
La chaleur "gratuite" du soleil peut chauffer l'eau des habitations,
des radiateurs, des piscines
via des capteurs solaires thermiques. Quant aux cellules
photovoltaïques,
elles ont la capacité de transformer la lumière solaire
en électricité,
laquelle peut
être revendue à EDF ou Enercoop par exemple. Les nouveaux tarifs de
rachat (2006)
du kWh photovoltaïque en France sont : 0,3 ou 0,4 euros, voire
0,55
euros dans certains cas d'intégration (consultez-nous).
Dans
nos projets, nous veillons à utiliser au maximum le potentiel
thermique et
photoélectrique de l'énergie solaire arrivant sur les
constructions et sur leur site.
Notre
spécialisation dans l'optimisation des dispositifs solaires
passifs
ou actifs nous oblige à mettre en garde les installateurs
professionnels
ou les particuliers contre l'influence des masques solaires (arbres,
bâtiments
voisins, relief, etc.) sur l'efficacité saisonnière de
ces
dispositifs (cf. ci-dessous).
Rappelons enfin, qu'il n'existe pas une inclinaison
moyenne valable pour tous les types de capteurs solaires et pour toutes
les latitudes en France. Une inclinaison moyenne serait une mauvaise
inclinaison, car il existe toujours une inclinaison optimale et unique
pour une latitude donnée et pour un type de capteur (plan,
sous-vide, etc.) utilisés soit toute l'année pour le
photovoltaïque et l'eau chaude solaire, soit uniquement durant la
saison
froide pour le chauffage solaire. Dans ce dernier cas, l'inclinaison
optimale sera donc forcément plus importante que pour une
utilisation annuelle.
Exemples de
membranes photovoltaïques amorphes formant
étanchéité

Exemples de
capteurs thermiques plans autovidangeables

Exemples de
capteurs thermiques sous vide et de ballons solaires intelligents
Thème 2.2
Les apports solaires gratuits,
les surchauffes solaires,
les déperditions thermiques par les baies
Les apports solaires gratuits ne peuvent être optimisés que par un bilan global du bâtiment (latitude, orientation, matériaux, masques solaires, etc.). Notre spécialité est précisément cette recherche globale sur les bâtiments solaires.
Notre première préoccupation est
d'optimiser le
ratio surface vitrée / déperdition thermique afin de
satisfaire
au confort visuel et lumineux sans que les apports solaires
(thermiques)
hivernaux soient diminués par les déperditions dues aux
baies.
Regardons de plus près les figures ci-dessous.
Les simulations informatiques de
l'ensoleillement d'un bâtiment consistent à "savoir ce que
voit
le soleil" à une date donnée (placez le curseur de votre
souris
sur les dates des solstices et des équinoxes de la
première figure représentant les trajectoires solaires
centrées sur une habitation, mois par mois, à
la latitude 48 ° Nord). Depuis les 4 positions solaires
proposées,
les zones ensoleillées seront les surfaces "vues" par le soleil.
Afin
de bien comprendre l'ensoleillement de notre exemple de baie avec
brise-soleil
(figures suivantes), les 4 modélisations sont
représentées depuis un point de vue fixe (sud-est).
Remarquons que dans cet exemple de baie exposée au sud, le
confort thermique est idéal puisque aucune surchauffe solaire ne
sera possible en été (brise-soleil efficace) alors que ce
dernier n'empêchera pas le soleil de chauffer
l'habitation en hiver par rayonnement sur le sol à forte
inertie.
21 décembre à midi 21 février à midi 21 mars à midi
21 juin à midi
4
simulations de l'ensoleillement d'une pièce derrière une
baie
protégée de manière optimale en été
Simulation
de la progression de l'ensoleillement intérieur le 21 novembre
ou
le 21 février (à gauche) et le 21 décembre
(à
droite)
Thème 2.3
L'orientation et l'inclinaison optimales des baies, des
verrières et des capteurs solaires
Les verrières
contemporaines sont
souvent trop grandes, trop inclinées ou au contraire,
déversantes,
ce qui implique des déperditions thermiques hivernales allant
jusqu'au
double des déperditions d'une baie bien optimisée qui
permettrait
pourtant un même ensoleillement.
Illustration
des apports solaires sur une même surface verticale Sud (latitude
47 ° Nord), le 21
juin (à gauche) et 21 décembre (à droite)
par rapport à un cas optimal (100 % d'apports solaires pour des
rayons perpendiculaires à la surface de captage)
L'orientation
et l'inclinaison des baies, des verrières et autres capteurs
solaires
sont rarement optimisées. L'esthétique des baies
l'emporte
trop souvent sur leur efficacité, alors que l'un n'empêche
pas
l'autre. Pour simplifier, disons que plus une baie est inclinée
vers
le zénith, plus elle laissera entrer la lumière, mais
plus
elle laissera aussi entrer le soleil en été ! En
revanche,
elle laissera moins entrer le soleil en hiver, à la
période
de l'année où il est recherché.
Nous savons que la position
optimale d'une baie dépend de la latitude du lieu. Les outils
informatiques et graphiques dont dispose l'Atelier Arkitekto permettent
de prendre en compte tous les paramètres
solaires, y compris les masques solaires dus à l'environnement
d'un site (relief, bâtiments voisins, végétation,
etc.). Pour cela, nous utilisons des photographies grand angle fisheye
de manière à avoir la projection de l'ensemble de
l'environnement sur 360 ° de paysage (cf. photos ci-dessous) que
nous superposons aux trajectoires solaires du lieu.
Périodes solaires de début et milieu de
matinée (voûte solaire de latitude 48 ° Nord)
Cliquez sur la flèche pour faire tourner
la voûte solaire autour de la maison.
Périodes solaires de fin de matinée et
début d'après-midi
Périodes solaires de milieu et de fin d'après-midi
Thème 2.4
L'optimisation saisonnière et périodique des brise-soleil
L'optimisation spatio-temporelle des écrans brise-soleil est un savant calcul.
Incapables à la fois de protéger
convenablement des surchauffes estivales et de bien laisser
pénétrer le soleil en hiver, les écrans
brise-soleil actuels sont trop souvent utilisés par les
architectes comme des dispositifs esthétiques (effet de
soulignement...). La
plupart des dispositifs soi-disant brise-soleil sont utilisés
indifférement pour des façades Sud, Ouest ou Est ! Or,
les rayons solaires n'arrivent pas avec la même inclinaison selon
leur azimut ; ils impliquent donc
des brise-soleil Ouest et Est beaucoup plus importants lorsqu'ils sont
horizontaux. Que dire aussi des brise-soleil placés sur des
façades Nord sous
nos latitudes...
Notre spécialisation solaire s'est
naturellement tournée vers cette thématique de
l'optimisation des brise-soleil car elle permet de limiter le recours
à la climatisation (lors des canicules) qui n'est souvent qu'un
"pansement" sur
les plaies architecturales que sont les surchauffes solaires estivales.
Notre
travail en amont du projet architectural est d'abord de veiller
à
ne pas augmenter la température intérieure en
été,
avant de l'abaisser, le cas échéant.
© Depuis 2002 Sylvain HOUPERT Architecte DPLG & Docteur en
Sciences de l'Ingénieur - Tous droits réservés
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