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EXPERTISE ENVIRONNEMENTALE |
Nous
avons tous les mêmes origines, et pourtant nous sommes tous
différents...
Un
groupe humain s'identifie par sa culture : son architecture et ses
arts,
son savoir et ses savoir-faire, son agriculture, ses croyances, sa
langue... A
l'heure de la mondialisation du commerce, faut-il se réjouir de
l'internationalisation
artificielle de l'architecture, de l'industrie, de l'agriculture, des
croyances,
des langues... ?
Non, si elle est forcée
et au détriment de la culture locale des Hommes : architecture
standardisée
ou non adaptée à l'environnement local, transfert des
industries
par spéculation sur les normes environnementales ou sociales au
détriment
du développement local et soutenable, semences non
adaptées au
biotope local ou modifiées génétiquement pour
être
brevetées, langues imposées...
Oui,
si elle a pour premier objectif le partage des connaissances et le
respect
des cultures : architecture environnementale et climatique,
technologies de l'information
et Internet, utilisation raisonnée des gisements
d'énergies et de matériaux
locaux et renouvelables, biodiversité et respect des biotopes,
langue commune
espérantiste et langage des signes...
Au sein d'un même
groupe, les humains présentent de très grandes
différences
de comportement face à leur environnement. Qui n'a jamais
remarqué
combien la sensation de chaleur ou de fraîcheur est
extrêmement
personnelle ? Les
calculs des meilleurs thermiciens n'arriveront jamais à simuler
les
comportements vestimentaires extrêmes, ils n'auront donc que des
réponses
moyennes intégrant des coefficients moyens de
sensibilité,
pour des individus moyens. Pourtant personne n'aime travailler par une
température de
plus de 30 °C ou de moins de 14 °C, dans un bureau par exemple
(ne
parlons pas de l'extérieur où les difficultés de
travail dans des situations climatiques
extrêmes dépendent des conditions physiques et
vestimentaires de
chaque individu). Dans le cas d'un travail de bureau, quel que soit le
groupe
d'origine, et le niveau de température, un humain percevra
un ou deux degrés en moins ou en plus comme un soulagement ou
une fatigue. De manière globale, nous sommes tous
des êtres à sang chaud qui avons besoin de temps à
autre
de recevoir les rayons solaires directement sur notre peau ou une brise
d'air
frais sur notre visage. Mais localement, chaque groupe s'adapte au
climat
régional. Et individuellement, à l'intérieur d'un
groupe,
certaines personnes aiment "se recharger" au soleil, à la
lumière,
à la chaleur... tandis que d'autres aiment "se ressourcer"
au calme,
dehors, au frais, en musique, dans un espace vert... Le travail de
l'architecte est donc ici, complexe mais passionnant : raisonner globalement, concevoir localement,
proposer individuellement.
L'état des lieux énergétique en Europe est très clair : si 6 milliards d'individus consommaient autant que nous, il nous faudrait au moins 4 Planètes pour vivre !
Thème 3.1
Les écomatériaux
Les matériaux sains (non toxiques durant leur production, leur utilisation et leur élimination ou leur recyclage)
A
l'heure actuelle, peu de matériaux ont des
procédés
de fabrication exempts de toxicité. Même si leur
utilisation
n'est pas toujours nocive in fine pour l'Homme, leur fabrication n'est
souvent pas saine pour l'environnement et les personnes qui participent
au
processus de production (industrie polluante, agriculture intensive,
recyclage
de matériaux pollués...). Il en est de même pour
les procédés
d'élimination (incinération, mise en décharge...)
ou
de pseudo-recyclage (fonction finale différente de celle
d'origine).
Durant
leur utilisation, certains matériaux dits naturels peuvent
s'avérer
allergisants ou toxiques mais les causes sont souvent à chercher
du
côté des traitements et adjuvants de ces matériaux
(formaldéhydes
dans les bois collés, traitements fongicides et
insecticides...).
Lorsque matériaux naturels se conjuguent avec santé
globale
(des individus et de l'environnement), nous parlerons de
biomatériaux.
Le béton est un contre exemple de biomatériau. Les
cimenteries
sont autorisées à utiliser comme combustible des
déchets
industriels toxiques sans limitation de leur teneur en métaux
lourds
(cadmium, plomb, mercure...)*. On trouve aussi dans le ciment du chrome
hexavalent
(VI - très soluble dans l'eau et cancérogène)*.
Très
largement utilisé en architecture et indispensable à
certaines
étapes de la construction, le béton à base de
ciment
devrait avoir une qualité irréprochable, sous peine de
miner
le principe même de l'architecture respectueuse de
l'environnement.
Nous déplorons son impact sanitaire et environnemental et en
profitons
pour alerter les pouvoirs publics sur cette affaire.
Les biomatériaux prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen
(ossature, bardage, menuiserie et parquet)
La brique
alvéolaire roulée (gros œuvre et isolant thermique)
La brique terre cuite
(gros œuvre)
La
pierre régionale
(parement)
L'ardoise régionale
(couverture)
La
tuile plate (couverture)
La
tuile romane
(couverture)
Le
bardeau de bois européen
(couverture)
Le silicium (couverture et captage solaire)
Le
zinc (couverture)
La
végétalisation (couverture)
L'acier
(bardage), sous réserve de
peintures certifiées
Le bois européen
chauffé (bardage, brise-soleil et terrasse)
Le verre (vitrage et captage solaire)
Le gypse-cellulose
(cloison et plafond), sous
réserve de joints non toxiques
Le
panneau bois aggloméré, sans formaldéhyde
(cloison et contreventement)
La brique terre crue
(cloison et inertie)
La paille (isolation thermique)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique)
Le liège (isolation thermique et
acoustique)
La laine de chanvre ou
de lin (isolation thermique)
La
laine de mouton (isolation
thermique), sous réserve d'absence
d'antimites
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique)
Le bois-magnésie (plafond)
Le
linoléum à l'huile de lin et liège (sol)
La fibre
végétale (sol)
Le
grès-cérame (sol)
L'huile dure de lin
(sol et finition des surfaces)
La terre (enduit
et finition des surfaces)
La chaux
(enduit et
finition des surfaces)
La cire d'abeille (finition des surfaces)
La peinture
certifiée (finition des surfaces)
Les matériaux renouvelables
Les matériaux à base de
végétaux évitent
de gaspiller les matières premières minérales non
renouvelables
et donc épuisables. L'énergie solaire renouvelable permet
la
production constante de bois et de fibres par photosynthèse et
absorption du CO2.
Depuis des siècles les constructeurs ont remarqué que les
fibres et les essences de certaines plantes étaient parfaitement
adaptées à la construction. Cependant, pour la bonne
tenue
verticale des laines de chanvre ou de lin (et
uniquement pour cela), environ 15 % de
polyester
non renouvelable, est ajouté aux fibres naturelles. Certains
fabricants
remplacent le polyester par de l'amidon (renouvelable).
Les matériaux renouvelables prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen
(ossature, bardage, menuiserie et parquet)
Le
bardeau de bois européen
(couverture)
La
végétalisation (couverture), hors membrane
d'étanchéité
Le bois européen
chauffé (bardage, brise-soleil et terrasse)
Le
panneau bois aggloméré, sans formaldéhyde
(cloison et contreventement)
La paille (isolation thermique)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique)
Le liège (isolation thermique et
acoustique)
La laine de chanvre ou
de lin (isolation thermique)
La
laine de mouton (isolation
thermique), sous réserve d'absence
d'antimites toxique
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique)
Le bois-magnésie (plafond), hors magnésie
Le
linoléum à l'huile de lin et liège (sol)
La fibre
végétale (sol)
L'huile dure de lin
(sol et finition des surfaces)
La cire d'abeille (finition des surfaces)
La peinture
certifiée (finition des surfaces), en partie renouvelable
Les matériaux réellement recyclables (cycle de vie identique entre le matériau final et le matériau original)
Les matériaux homogènes sont
généralement recyclables : le verre, l'acier, l'aluminium
(son recyclage est 20 fois moins énergivore que sa
première production**). Les matériaux recyclés
sont préférables aux matériaux recyclables car ces
derniers
ne sont pas certifiés recyclés en fin de vie.
Cependant leur qualité doit être irréprochable.
Pour
cela, les industriels et les pouvoirs publics doivent faire le choix
d'une
qualité environnementale globale (encres sans produits toxiques
pour
pouvoir recycler la cellulose, etc.). Le PVC est un contre-exemple de
matériau
recyclable car il est composé de nombreux additifs.
L'alternative au PVC est le polyéthylène haute
densité (PEHD) (pour les
canalisations EP, EU-EV, citernes, gaines
électriques, protection de
soubassement, etc.).
Dans
de nombreux cas, les termes valorisation et recyclage sont confondus.
Or,
la "valorisation" du PVC par exemple, par incinération et
récupération
de chaleur, est une opération extrêmement polluante : le
chlore
contenu dans le PVC produit alors des dioxines et des gaz qui
provoquent des
pluies acides.
Réserves
mondiales en métaux***
Les matériaux réellement recyclables ou
recyclés
prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen (ossature), en partie réutilisable
La
pierre régionale
(parement), réutilisable
Le silicium (couverture et captage solaire)
Le
zinc (couverture)
L'acier
(bardage)
Le verre (vitrage et captage solaire)
La brique terre crue
(cloison et inertie)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique), en partie réutilisable
Le liège (isolation thermique et
acoustique),
en partie réutilisable
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique)
La terre (enduit
et finition des surfaces)
Les matériaux économes en énergie (production locale, limitation des transports, procédés de fabrication et d'entretien...)
En Europe, les bois locaux sont les matériaux
d'ossature les moins gourmands
en énergie (à portée égale, 5 fois moins
que
le béton et 20 fois moins que l'acier), notamment car leur
production par
photosynthèse utilise l'énergie solaire gratuite.
Même
s'il ne demande pas d'entretien et donc d'énergie après
sa
fabrication, l'aluminium est extrêmement énergivore lors
de sa
production. Seul l'aluminium recyclé a un bilan
énergétique
convenable.
Les matériaux économes en énergie
prescrits par l'Atelier ARKITEKTO :
Le bois
européen
(ossature, bardage, menuiserie et parquet)
La brique
alvéolaire roulée (gros œuvre et isolant thermique)
Le
bardeau de bois européen
(couverture)
Le silicium (couverture et captage solaire)
La
végétalisation (couverture)
Le bois européen
chauffé (bardage, brise-soleil et terrasse)
Le verre (vitrage et captage solaire)
Le
panneau bois aggloméré, sans formaldéhyde
(cloison et contreventement)
La brique terre crue
(cloison et inertie)
La paille (isolation thermique)
La laine de bois
(isolation thermique et
acoustique)
Le liège (isolation thermique et
acoustique)
La laine de chanvre ou
de lin (isolation thermique)
La laine de mouton (isolation
thermique), sous réserve d'absence
d'antimites
La
cellulose (isolation thermique et
acoustique)
Le bois-magnésie (plafond)
Le
linoléum à l'huile de lin et liège (sol)
La fibre
végétale (sol)
L'huile dure de lin
(sol et finition des surfaces)
La terre (enduit
et finition des surfaces)
La cire d'abeille (finition des surfaces)
La peinture
certifiée (finition des surfaces)
Les
bois européens, le chanvre et le lin semblent les
matériaux
les plus prometteurs pour l'écoconstruction. De plus, leur
culture
permet de retenir les sols contre l'érosion, de lutter contre le
vent, de favoriser la biodiversité, etc. Une forêt bien
adaptée
et renouvelée permet de lutter contre les avalanches en
montagne.
La fabrication, la transformation, l'entretien et le recyclage de ces
matériaux
économisent l'eau et l'énergie et permettent le stockage
du CO2. Enfin, le bois, le
chanvre et le lin poussent sans aucun engrais ni traitement chimique.
Sources : *[S. et P. Déoux Drs en médecine et Experts en Haute Qualité Santé, Le guide de l'habitat sain, 2002] ; **[Schüco, Système solaire Schüco, l'empreinte des professionnels, 2003] ; ***[J-C. Lhomme, La Maison économe, 2003].
Thème 3.2
La gestion de l'eau

La
récupération automatique des eaux pluviales (citerne
enterrée, souple ou aérienne +
surpresseur) permet de désengorger les réseaux communaux
et de remplacer très facilement les 30 % d'eau potable d'une
habitation qui partent dans les toilettes !
Les matériaux de construction qui économisent l'eau
Le béton consomme de grandes quantités d'eau. Sur le plan de la gestion des ressources en eau aussi, en Europe, le béton est un matériau de construction bien moins écologique que le bois par exemple.
L'usage et l'entretien des bâtiments
Les espaces verts nécessitant un arrosage artificiel sont à éviter. Nous proposons la plantation d'essences végétales adaptées au climat local. Le désherbage chimique pollue les écosystèmes locaux aquatiques et les nappes phréatiques. Nous préconisons donc le désherbage thermique ou la conception paysagère durable de manière à enherber le maximum de surfaces extérieures.
La perméabilité des sols
Nous végétalisons les surfaces extérieures (y compris certaines zones de stationnement) pour ne pas saturer les réseaux de collecte des eaux, lors de fortes pluies. En été, les surfaces enherbées ou plantées étant plus humides que les surfaces minérales, elles évitent la formation d'îlots de chaleur et rafraîchissent naturellement l'air environnant.
La récupération et
l'économie de l'eau dans les bâtiments
En matière de
consommation quotidienne d'eau, la sobriété est de mise.
Nous concevons des édifices récupérateurs d'eau
par stockage des eaux de pluie pour alimenter les WC, servir à
l'arrosage, voire alimenter douches, bains, lave-linge et
lave-vaisselle
après filtration et épuration. Quant à la
consommation
proprement dite, nous prescrivons des équipements permettant
d'adapter
les débits aux usages (éviers, WC, etc.).
Enfin, en France, tout ce qui consomme de l'électricité consomme de l'eau puisque les réacteurs nucléaires et thermiques sont refroidis avec ce précieux liquide directement pompé dans les rivières et les fleuves. Les centrales électriques consomment à elles seules, plus de la moitié de toute l'eau utilisée en France (17 milliards de m3 par an !)* par évaporation (40 l/kWh par les tours de refroidissement) ou rejets polluants (eaux des rivières), soit au total jusqu'à 100 l/kWh** ! De plus, il est avéré que les tours de refroidissement des centrales nucléaires émettent de très grosses quantité de légionelles potentiellement mortelles dans un rayon de 20 km (avec des autorisations scandaleuses de concentration en légionelles 500 à 5000 fois supérieures aux autres industries !)***.
Sources : *[B. Peuportier Dr.
et Chargé de Recherche au Centre d'Energétique de l'Ecole
des Mines de Paris, Eco-conception des bâtiments, bâtir
en préservant l'environnement,
2003] et [SPDE - Syndicat professionnel des entreprises de services
d'eau et d'assainissement, Les services collectifs d'eau et
d'assainissement en France. Données économiques, sociales
et techniques, 2005] ; **[V. Nouyrigat, Science et Vie -
Réchauffement climatique : un risque majeur pour les centrales,
2008] ;
***[UFC-Que Choisir et Agence Française
de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail, Centrales
nucléaires, EDF producteur de légionelles, septembre
2006]
Thème 3.3
Les aménagements paysagers,
l'équilibre des écosystèmes
La protection de la flore et de la faune locales
Nous veillons à protéger les sites, les
arbres et les biotopes remarquables.
L'oxygénation
Nous favorisons l'oxygénation diurne des lieux de détente et de sport grâce à la conception d'espaces végétalisés à l'intérieur de nos bâtiments.
La lutte contre des allergies aux pollens
Les pollens pollués par les gaz d'échappement et les industries portent les polluants plus loin et finissent dans nos bronches. L'augmentation des allergies aux pollens est due en partie à la pollution atmosphèrique. Pour diminuer les risques d'allergies, nous diversifions les essences d'arbres dans nos projets et nous mettons en garde contre la plantation systématique d'alignements d'arbres (monoplantation) à pollen allergisant (thuyas, cyprès, bouleaux, etc.). La diversification des essences permet de ne pas concentrer les pollens à certains moments de l'année. Nous mettons aussi en garde contre les allergies à certaines graminées, à l'armoise et à l'ambroisie.
La biodiversité
Nous recherchons la biodiversité garante d'un bon équilibre général des milieux.
Thème 3.4
Le confort hygrométrique
La bonne hygrométrie
Pour éviter la prolifération des acariens et des moisissures allergisantes, le taux d'humidité relative (HR) doit être abaissé par rapport aux 50 à 60 % préconisés pendant longtemps. Le taux d'humidité relative idéal est compris entre 40 % et 50 %*. Nous savons de plus que l'humidité augmente les émissions de gaz nocifs émanant des additifs des matériaux, issus de la pétrochimie. La variation de ce taux doit donc être surveillé aussi sérieusement que la température des pièces.
Les matériaux qui "respirent"
La bonne ventilation des pièces humides est indispensable. Cependant, cela n'est pas suffisant ; les murs et les cloisons des bâtiments neufs doivent permettre le passage de la vapeur d'eau pour bien "respirer".
L'évapotranspiration des végétaux
Elle permet la climatisation naturelle estivale.
Sources : *[S. et P. Déoux Drs en médecine et Experts en Haute Qualité Santé, Le guide de l'habitat sain, 2002].
Thème 3.5
L'optimisation énergétique de l'éclairage
et des autres appareils électriques
En matière de développement
soutenable,
les bâtiments dits HQE, climatiques ou écologiques se
doivent
de conjuguer sobriété et efficacité énergétique.
La politique énergétique de la France
étant consacrée depuis 40 ans quasi-exclusivement
à l'énergie nucléaire, nous sommes devenus le seul
pays au Monde à être autant dépendant de l'atome
d'uranium, matière hautement stratégique que nous devons
importer à 100 % (Niger principalement). Cette politique nous pénalise en
matière de développement soutenable et de production
d'origine renouvelable (solaire, éolienne, biomasse,
géothermie, etc.)
et inflige à toutes les générations suivantes une
pollution
durable et sournoise. Sans
parler de la vulnérabilité potentielle des installations
ou
des transports nucléaires (attentats, erreurs humaines, risques
sismiques,
canicules, inondations, accidents majeurs de type Tchernobyl - des
centaines de milliers de morts depuis 1986,
etc.), aucune
solution n'existe actuellement pour le stockage de longue durée
des
déchets radioactifs (plusieurs dizaines de milliers de fois le
volume
d'une piscine olympique et une pollution dramatique durant des
millénaires).

La France produit 60
mg de déchets radioactifs par kWh nucléaire*.
Rappelons que 0,1 mg (une poussière) de plutonium est une dose
mortelle ! Celles et ceux
qui souhaitent utiliser une électricité 100 % propre (ni
déchets
nucléaires, ni effet de serre), peuvent se fournir dès
maintenant chez la coopérative Enercoop.
A la source de la production de l'électricité
nucléaire nous gaspillons 67 % de l'énergie produite, en
vapeur d'eau. Selon le BRGM, les tours de refroidissement des centrales
nucléaires pompent dans les cours d'eau et évaporent plus de 50 % de l'eau
consommée en France !** (même durant les canicules !),
soit plus de 40 l/kWh ou le volume
d'une maison par an pour chaque foyer français !
De plus, la production très centralisée ne permet pas de
lutter contre les pertes des
lignes Très Haute Tension (11 %)***. Enfin, le "traitement" et
le
transport des déchets radioactifs, le
démantèlement des centrales atomiques et la surveillance
à vie des sites nucléaires font, qu'à long terme,
le coût financier et sanitaire de
cette énergie ne sera jamais connu (déjà plus cher
que toutes les productions basées sur les énergies
renouvelables pour lesquelles en plus, le "combustible" soleil, vent,
marées... est gratuit et non polluant****). Pour ces raisons et
pour éviter
les émissions de gaz à effet de serre (GES), les autres
pays
de la Planète ont fait le choix plus raisonné de
diversifier
leurs filières énergétiques grâce aux
renouvelables.
Selon l'extrapolation des estimations de l'Autorité anglaise du
Démantèlement Nucléaire (NDA) et les
données du coût du premier démantèlement
français (Brennilis en Bretagne, 55 fois supérieur aux
provisions !), le coût du
démantèlement des centrales nucléaires
françaises serait de 0,03 à 0,08 euro/kWh consommé
(500 milliards d'euros
minimum, soit le budget annuel
de l'Ademe d'aide
aux énergies renouvelables pendant 10000 ans !). Cette
estimation
ne prenant même pas en compte le coût du
démantèlement des usines géantes de la Hague,
Tricastin, Marcoule, Cadarache et
Superphénix, ni celui de la gestion des déchets
nucléaires,
il faudra s'attendre, à moyen terme, au triplement du prix de l'électricité
(déjà 45 % de hausse en 2005 pour les entreprises !). Pour
s'engager dans une vraie politique énergétique
écologique,
responsable et soutenable (ni effet de serre, ni déchets
nucléaires),
la France doit donc faire le choix de diversifier ses sources de
production
d'électricité et d'énergie. L'objectif
étant,
à terme, de remplacer une production électrique à
base
d'énergies polluantes par une production à base
d'énergies
renouvelables (telle l'Autriche qui devrait atteindre 78 %
d'électricité
d'origine renouvelable d'ici 2010 !).
>>> Document Réseau Sortir du Nucléaire au format
PDF
Le chauffage électrique est un contre-exemple d'appareil
électrique efficace. Il est une aberration et a fortiori
lorsqu'il est prescrit pour la conception de logements sociaux. Il
s'agit
de l'énergie de chauffage la plus chère pour les
ménages.
L'énergie électrique ne devrait jamais être
transformée
directement en chaleur. En France, le rendement final d'un convecteur
électrique
frise le ridicule : moins de 30 % pour chauffer de l'air qui finit
aspiré
par les courants d'air et les VMC ! Nous préconisons toujours
des
systèmes de chauffage par rayonnement car les
températures intérieures sont alors
bien plus homogènes. Nombreux sont les pays à avoir
proscrit
totalement ou partiellement le chauffage électrique ou interdit
sa publicité (Suisse, Danemark,
Belgique, Luxembourg...).
Les lampes à incandescence ou halogènes présentent la même aberration que le chauffage électrique : jusqu'à 98 % de l'électricité est transformée en chaleur dans ces équipements d'éclairage. Les lampes fluocompactes sont une solution transitoire car elles sont beaucoup plus efficaces (consommation divisée par 5) mais contiennent du mercure extrêmement dangereux en cas de bris de lampe ou de rejet dans l'environnement lors du "recyclage". L'avenir est donc aux diodes électroluminescentes (Led) qui alimentent déjà certains feux de signalisation et certains éclairages intérieurs. Leur consommation est jusqu'à 12 fois inférieure aux lampes à incandescence. Une ville comme Grenoble (38) économise 50000 euros par an sur la consommation de ses feux de signalisation, après un investissement remboursé en 3 ans.
Les technologies les plus avancées dans le
domaine des économies d'énergie nous promettent des
consommations divisées par 10 (écrans LCD des ordinateurs
et des télévisions, VMC
double flux, etc.) mais la priorité doit être la lutte
contre
les gaspillages (dispositifs de régulation, Gestion Technique du
Bâtiment,
échangeurs de chaleur, etc.) et une société moins
énergivore
(limitation de certains éclairages publics ou d'enseignes
privées, installation de détecteurs de présence et
de luminosité, etc.).
Selon
les chercheurs de l'Ecole Polytechnique Fédérale de
Lausanne
(Suisse), une société à 2 kW (d'énergie
moyenne consommée 24h/24h par un Européen) est
viable et indispensable. Elle permettrait de ne consommer que 1/3 de
l'énergie
consommée annuellement par un Français (11000 kWh en chauffage, 11000 kWh en transport, 10000
kWh en industrie, 8000 kWh en électricité et 5000 kWh en
ECS)*****. Pour cela, il faudrait une
politique incitative
à l'achat d'équipements économes en énergie
(aides,
crédits d'impôt, etc.), mais aussi une politique de
taxation
des énergies fossiles afin de privilégier les
énergies
renouvelables qui abaissent
considérablement la facture énergétique
des foyers.
Les bâtiments et leurs sites ont souvent de forts potentiels énergétiques : toitures orientées au soleil et production thermique ou photovoltaïque ("photosynthèse" des bâtiments modernes), sous-sol et réseaux de captage géothermique ("racines" des bâtiments modernes), gisement éolien, ventilation naturelle, stockage thermique des matériaux denses, lumière naturelle, production de biomasse et de biogaz... L'architecture du XXIème siècle doit, selon nous, intégrer la capacité des bâtiments à produire et optimiser leur énergie.
Sources : *[Ademe, Qualité environnementale des
bâtiments, 2002]
; **[B. Peuportier Dr. et Chargé
de Recherche au Centre d'Energétique de l'Ecole des Mines de
Paris, Eco-conception des bâtiments, bâtir en
préservant l'environnement,
2003] et [SPDE - Syndicat professionnel des entreprises de services
d'eau et d'assainissement, Les services collectifs d'eau et
d'assainissement en France. Données économiques, sociales
et techniques, 2005] ; ***[S.
Rabourdin, Changement climatique, comprendre et agir, 2005]
; ****[GSIEN, Groupe Scientifique pour
l'Information sur l'Energie Nucléaire]
; *****[C. Friedli Pr. à l'Ecole Polytechnique
Fédérale
de Lausanne] ;
Thème 3.6
La lutte contre les pollutions électromagnétiques
En matière de lutte contre les
rayonnements électromagnétiques (Rem), nous
développons
des environnements protégés des agressions des
rayonnements électromagnétiques
artificiels (électricité, micro-ondes,
téléphonie mobile, réseaux sans fil, etc.).
Le
courant électrique 50 Hertz (secteur) émet un rayonnement
magnétique
nocif si ce dernier dépasse 0,25 micro Tesla* et il n'est
arrêté
par aucune matière (hors matériel de l'armée et
contrairement
au rayonnement électrique qui peut être
éloigné grâce
à certains matériaux reliés à la
terre). Ce rayonnement
magnétique artificiel est très différent du rayonnement
magnétique terrestre car il
n'est pas continu mais alternatif (changeant de sens 50 fois par
seconde).
La valeur limite de 0,25 µT est très
souvent dépassée dans l'environnement plus ou moins
proche
de certains transformateurs (parfois bien cachés et
miniaturisés),
appareils électriques, installations urbaines, etc. (allant de quelques centimètres à
quelques mètres, même à travers 20 cm de
béton !). Le
courant électrique 50 Hz émet
aussi un rayonnement électrique de très basses
fréquences (Elf) très
proches
des fréquences de notre organisme (ions de calcium, potassium,
etc.), d'où une forte
perturbation
de certains métabolismes, et
nocives si elle dépassent 25 V/m (à ne pas confondre avec
la limite des 0,6 V/m des hyperfréquences du paragraphe suivant).

Les antennes relais de téléphonie mobile (parfois cachées jusque dans les clochers) émettent des micro-ondes pulsées (émission d'Elf en parallèle et parfois de faisceaux hertziens). On constate que la barrière sang-cerveau, qui filtre le sang arrivant au cerveau, devient dramatiquement plus perméable aux substances toxiques de notre environnement (le phénomène est encore plus grave chez les enfants et adolescents, puisque leur encéphale est en formation). Ces hyperfréquences, comme la fréquence 50 Hz et les Elf, réduisent dans notre organisme, les taux d'hormones anti-oxydantes de l'organisme telle la mélatonine (dont l'effet inhibiteur de croissance des cellules cancéreuses se trouve alors très diminué*), affectent les processus enzymatiques et biochimiques, perturbent les cristaux de magnétite du cerveau, la répartition de l'énergie électromagnétique des muscles, et le taux de calcium (35 Hz, principalement dans le système nerveux central, le cerveau et le cœur), de potassium (16 Hz), voire de magnésium et de sodium. De plus, selon certains chercheurs, les lignes électriques très haute tension (THT) créent des particules chargées (ions) qui s'accolent aux polluants particulaires aériens. Ces polluants, une fois inhalés, adhèrent aux poumons car ils sont chargés.
Les hyperfréquences (GSM, GPS, Radar,
UMTS, DECT, Bluetooth, Wifi, micro-ondes...)
et le courant 50 Hz provoquent, s'ils dépassent certaines
limites,
des leucémies et des maladies cardio-vasculaires et
neurodégénératives (Alzheimer, sclérose
latérale amyotrophique, etc.)*.
Selon le Criirem,
le corps humain ne devrait jamais être irradié par des
hyperfréquences
de puissance supérieure à 0,6 V/m ou 1 mW/m2 (voire
0,06 V/m ou 0,01 mW/m2, déjà
préconisé
dans certains lieux
en Autriche). Dans notre environnement, ces valeurs peuvent être
très
largement dépassées au voisinage d'un nombre croissant
d'appareils
électriques ou de transmission audio et vidéo.
>>> Document Criirem au format
PDF
L'Atelier ARKITEKTO réalise sur devis des mesures du rayonnement
électromagnétique 50 Hertz
(courant électrique du secteur), très
basses fréquences (Elf), des fréquences comprises entre
800
MHz et 2500 MHz (relais de téléphonie mobile,
téléphones GSM et DECT sans fil, UMTS, Bluetooth, Wifi, micro-ondes, GPS, Radar...) et vérifie les liaisons à la terre.
Sources : *[S. et P. Déoux Drs en médecine et
Experts en Haute Qualité Santé, Le guide de l'habitat
sain, 2002].
© Depuis 2002
Sylvain HOUPERT Architecte DPLG & Docteur en
Sciences de l'Ingénieur - Tous droits réservés
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